Gay et Lesbien
Ce livre, nous fait survoler l'homosexualité dans le temps, dans différents pays ainsi que du point de vu religieux. Non seulement catholique, mais aussi musulman, juif, bouddhiste et d'autres religions à travers le monde. Nous découvrons aussi l'étymologie des termes utilisés pour décrire un homosexuel ou l'homosexualité. Par exemple : L'amour grec, pour les hommes. Tribadisme, pour certaines femmes. Ainsi que du terme HARSAH c'est-à-dire, hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes ainsi que son équivalent féminin. Il est aussi question des célébrités des époques antérieures, d'auteurs gais d'autrefois et du passé sexuel de ceux-ci. Il est question de l'homosexualité dans les écrits religieux c'est-à-dire l'histoire du berger David et de son ami Jonathan, l'israélite Naomi et la veuve Ruth. En Chine, à la fin de la dynastie Zhou, l'histoire de l'amitié particulière entre le duc Ling et son favori Mizi Xia. En Inde l'épopée du Mahabharata (œuvre Sanskrite de l'ère Védique) dans laquelle il est question de l'amitié entre Krishna et Arjuna qui les a poussés dans l'immoralité. Ce livre est très vaste car il commence avec la Grèce antique pour nous informer sur la pédérastie et va jusqu'au militantisme des années 1970. (En attente de la source et bibliographie)
Thèmes et ressources
En Grèce, les déclarations lors de procès qui ont pour objet des personnes pour leurs pratiques sexuelles sont forcement teintées de représentations moralistes de l'homosexualité et à teneur forcement juridique. Pour donner l'exemple en fait. Parallèlement, les œuvres d'art homo-érotique sont fréquentes à cette époque. En général elles sont peintes ou gravées sur des objets quotidiens comme des vases. Ces vases sont d'importantes informations sur les comportements homosexuels de l'époque.
Mythologie et effet miroirs
Pour les Grecs, les Dieux étaient le reflet de la civilisation. De nombreuses légendes se construisaient autour de la sexualité de certains dieux et personnages mythiques. Par exemple, l'histoire de Zeus qui tomba éperdument en amour avec Ganymède, celui-ci s'est mis à passer énormément de temps avec ce grand dieu. Il y a aussi le triangle amoureux formé de Zéphyr, Hyacinthe et Apollon. Ainsi que de l'amitié particulière qui liait Achille et Patrocle de L'Iliade. Bref, la mythologie grecque demeure riche en légendes et histoires sur le sujet de l'homosexualité.
Un phénomène panhéllenique
Selon certaines sources, la pédérastie n'aurait pas commencé en Grèce mais en Crête par une initiation hors du commun qui consistait, à enlever un jeune homme, lui offrir des cadeaux et par la suite l'emmener dans une demeure à la campagne pour 2 mois. Par la suite des amis du ''Kidnappeur'' ramène le jeune homme en ville et celui-ci se voit offrir des cadeaux encore plus somptueux comme un équipement de soldat, un bœuf et un vase a bec. Cette initiation donnait au jeune une certaine notoriété. Les relations sexuelles ne sont pas mentionnées dans ce récit. Il n'y avait pas seulement Athènes qui avait un certain niveau d'homosexualité mais Sparte aussi. Cette homosexualité est reliée au caractère militariste de l'état. Les amitiés homosexuelles étaient fréquentes d'où certaines expressions comme ''Prendre à la Sparte.'' Au IVe siècle, les philosophes Xénophon et Plutarque mentionnent la troupe sacrée de Thèbes, qui comportait seulement des couples d'hommes amoureux. Ils n'ont jamais été vaincus avant 338, par Philippe II de Macédoine, qui avec son armée a anéanti cette troupe. En plus de ces endroits où l'homosexualité était monnaie courante, certaines îles et pays avait beaucoup de poètes homo-érotiques comme l'île de Samos (Anacréon), Mégare (Théogris), Thèbes (Pindare), Rhégion (Ibycos). Ainsi que Corinthe, Ellis, Chalcis et la Sicile.
Athènes, cité de l'érotisme masculin
Dans l'antique cité d'Athènes, tout le pouvoir revenait aux hommes, ainsi que la vie publique, culturelle. La sexualité entre hommes était banalisée au point tel qu'il n'y avait pas de différence entre la sexualité hétéro et homosexuelle. La seule importance était qui était l'instigateur de la pénétration car le pénétré masculin ou féminin était mal vu; il était considéré comme servile, volage, lâche et soumis. Cette société idéalisait le machisme, pour se convaincre de sa supériorité, dans le but se rapprocher des dieux.
La pédérastie à Athènes
La pédérastie à cette époque était assez commune. Elle concernait beaucoup d'hommes à Athènes. C'est quand un homme adulte(Eraste) choisi un jeune homme de 12 à 18 ans(Eromenos) comme ''élève'' mais aussi comme partenaire sexuel. Pour charmer le jeune homme, le plus âgé pouvait offrir des cadeaux utiles, onéreux, précieux comme certains animaux considérés viriles comme le coq et le lièvre. À cette époque on disait que si un homme mangeait du lièvre cela pourrait accroitre son désir d'être pénétré. On pouvait aussi offrir de l'argent à l'eromenos. Mais à partir du IVe siècle, ils ne pouvaient plus payer, pour différencier les prostitués des autres jeunes hommes. La prostitution n'était pourtant pas illégale, il y avait même une taxe spéciale pour les prostitués.
Virtus et Stuprum
À Rome, la virtus est importante. Elle est d'habitude traduite par "vertu" mais signifie en réalité "masculinité". Les qualités qui s'y rattachent sont la puissance, le courage, la détermination, la persévérance. Les romains ont alors l'ambition de devenir usurpateurs, agresseurs et conquérants (l'homme doit contrôler tous les aspects de sa vie), ils sont adeptes du dieu Priape, dieu de la fertilité. Ce dieu protège contre les démons et les voleurs avec son immense phallus. Un romain peut baiser tout ce qu'il veut en autant qu'il soit actif. La fellation et le cunnilingus son considérés comme un acte passif donc un comportement répugnant. Un romain n'a pas le droit d'avoir de relations sexuelles hors mariage sinon c'est un déshonneur. Lorsqu'un viol survient la victime est plus affectée par le scandale public que le violeur qui est actif et démontre donc sa masculinité.
Les esclaves et les prostitués
Beaucoup d'intellectuels romains trouvent que l'amour d'un homme pour un garçon est inapproprié. Que c'est une mauvaise influence de la civilisation grecque. Cette conclusion est fausse car l'homosexualité est aussi fondamentale dans la civilisation romaine. Dans une relation sexuelle avec un esclave, un romain a le droit d'être passif.
Relâchement des mœurs
Quand les romains sont entrés en contact avec la culture grecque, ils ont alors eu le droit de se comporter comme les grecs, dans certains cercles privés. Par contre l'opinion publique est contre. Les romains font passer une loi contre l'amour entre jeunes hommes.
L'homme efféminé
Vers 390 l'homosexualité passive ainsi que les prostitués étaient brulés vifs, il y avait une croissance de l'homophobie à cause de la montée du christianisme. En 342 l'empereur Constantin criminalise l'homosexualité passive. Le châtiment qui se rattache à cet acte est la castration, à partir de l'an 1 Av. J-C, par contre les passifs étaient moins persécutés.
Trois thèmes dominent ce millénaire, l'autorité suprême de l'empereur et le pape, la foi dans la chrétienté catholique et l'utilisation du latin par les érudits et les intellectuels. Dans le moyen-âge, il y a trois phases : L'antiquité tardive vers l'an 1000, le moyen-âge central vers 1250 et le bas moyen-âge. Au moyen-âge, l'homosexualité est mise sur le même plan que les relations sexuelles avec des animaux, la contraception et l'avortement. Au XIII, les homosexuels deviennent des sodomites. Ils doivent se soumettre à l'autorité de l'inquisition sous le pape Grégoire IX. En 1229, les "coupables" d'homosexualité peuvent être torturés et exécutés. Au XIV et XV, les grandes villes d'Europe font une commission pour poursuivre les sodomites et prononcent beaucoup de condamnations à mort, ce qui amène en partie la chasse aux sorcières.
Les livres de pénitence et le droit canonique
Dans le haut moyen-âge, aucun interdit papal n'était attribué aux pratiques sexuelles du VI au Xe siècle, elles étaient incluses dans les pénitences chrétiennes.
L'amitié sous le règne des mérovingiens
L'amitié triomphe au VIe siècle, à l'époque des rois mérovingiens. Il se forme un genre de communauté égalitaire entre hommes et commence à s'ouvrir des cercles privés de poésie homo-érotique. Vers 777, Charlemagne ouvra un de ces cercles, où son surnom était David.
Le royaume Anglo-normand
Les rois anglo-normands développent de bonnes conditions pour le développement des amitiés particulières et de la littérature homo-érotique. Par exemple le cercle de la Loire comptait de nombreux écrivains, évêques et abbés. Ils portaient un certain intérêt aux jeunes hommes et leurs propos étaient parfois mysogines.
Théologie et théorie
L'attitude des religieux et des citoyens change vis-à-vis l'homosexualité. La société tourne le dos à la philosophie néoplatonienne pour le système rationnel d'Aristote. La politique de cette époque amène les hommes à être brûlés, non pas pour cause de sodomie mais pour avoir violé les lois de la nature. 80% des procès de cette époque concernaient les hommes qui couchaient avec d'autres hommes.
Diabolisation et politisation
Les Cathares, arrivèrent en Europe occidentale au début du XIe siècle. Ils étaient les premiers à s'opposer à l'église. Pour cette raison l'église les soupçonnait d'avoir des pratiques sexuelles "contre nature". L'église catholique anéantit les Cathares et diabolise la sodomie. Il n'y a pas seulement que les Cathares qui ont souffert car les templiers on été poursuivis eux aussi pour sexualité "contre nature". C'était la première fois que l'homosexualité était utilisée à des fins politiques.
L'inquisition religieuse et séculière (XII et XIV)
Dans ces siècles, il y a eu une évolution significative. Dans ces temps l'église réforma son système pénal. Les méthodes d'inculpation ont changé. Il suffisait de prononcer une confession volontaire avec des preuves. En 1252, pour faciliter l'application de cette loi le pape Innocent IV, sanctionna la torture comme moyen d'investigation. Cette nouvelle méthode coûte la vie à 200 hommes entre 1223 et 1233. Dans les principales villes italiennes, les sodomites sont pourchassés, torturés, mutilés ou exécutés par les autorités. L'amputation des mains et des pieds ainsi que la castration sont assez commune.
Les procès à sensation et les VIP
N'importe quelle classe sociale pouvait être poursuivie pour sodomie. Richard II en fût accusé, ce qui précipita sa chute. Le roi de la Norvège-Suède, Magnus Eriksson a été accusé par Brigitte de Suède. Ainsi que plusieurs religieux et papes.
La persécution des sodomites dans la société urbaine
Dans les sociétés urbaines sous le code pénal de l'inquisition, on pouvait recevoir une récompense financière pour la dénonciation d'un sodomite. Les accusations pouvait être anonymes pouvait conduire à la torture des accusés. Les châtiments corporels, les humiliations publiques et la destruction des corps des condamnés étaient courants.
Les formes de persécutions
Les sodomites, terme inventé par les religieux du moyen-âge, on été accusés de tous les maux du monde et ont souvent été condamnés à mort. Les interrogations et les châtiments étaient fort courant. Il y avait des campagnes contre les sodomites et des agents provocateurs. En Russie, certains facteurs atténuants pouvait jouer en faveur de certains homosexuels comme : le jeune âge, l'usage de la force, le nombre de rencontres. Dans ces circonstances l'homme impliqué pouvait être condamné à une amende, à l'exil, aux galères. Mais pour les autres, c'était presque certain qu'ils se faisaient décapiter ou amener au bûché.
Affaires intimes
Certains endroits publics étaient très fréquentés pour obtenir une relation sexuelle avec un autre homme. Par exemple, les bains publics, les toilettes publiques. Lors de voyages, les auberges, ou certains partageaient le lit d'inconnu. Tout à cette époque se faisait entre hommes, le travail, les loisirs. L'intimité masculine était davantage une amitié particulière.
Les traditions de la renaissance et les mécontentements
L'amitié masculine n'était pas un fait nouveau, cette forme d'amitié était quelque peu fréquente dans les monastères, durant le moyen-âge. À la Renaissance apparaissent de nouvelles idées et de nouvelles pratiques, du fait, à partir du XIVe siècle, de la volonté de faire revivre l'antiquité de la part des humanistes, des princes et des artistes. Ce mouvement commença en Italie avec toutes sortes de pratiques sexuelles considérées comme non-orthodoxes.
La sous-culture Homosexuelle
La plupart des pays attribue la sodomie aux Russes et aux Turcs car ils n'étaient pas civilisés (selon eux) et aux Italiens car ils étaient très raffinés. Tout venait d'eux par conséquent ils étaient toujours ensemble que ce soit au travail ou dans les loisirs. Toutes les branches étaient comme cela, le clergé, les journaliers, les soldats, marins, garçons de pensions favorisaient ce type de relations amicales. Cette sous-culture devient visible au début du XVIIIe siècle, en particulier à Paris, Londres et Amsterdam car les forces de l'ordre sont moins vigilantes. Vers 1690, la surveillance des sodomites est accrue, car la population a peur que Dieu ait abandonné la République a cause des sodomites. Le fait le plus remarquable fût la révolution des genres en Europe du nord entre 1690 et 1725
La loi
À l'époque moderne, la loi prescrit la peine de mort pour la sodomie car elle viole tous les fondements de la société ainsi que la loi de Dieu. Certains pays comme la Prusse, qui en 1794 change sa loi sur la sodomie. La France au XVIIIe siècle la plupart des hommes prit en flagrant délit sont relâchés ou ont quelques semaines de prisons. Seules 6 exécutions y sont attribuées en France. La loi d'Espagne par contre y va par étapes. Ils se font réprimander, s'ils recommencent vont aux galères, et par la suite au bûché. Au Danemark c'était tout de suite la peine de mort mais aucun danois ne fût exécuté a cette époque.
La décriminalisation
Le code pénal de 1810 omet de mentionner la sodomie dans ses lois. Ce code n'y consigne que les véritables crimes. Pas les crimes de valeurs comme le blasphème, l'hérésie, le sacrilège, les actes sexuels sans victimes : la bestialité, l'inceste, et la sodomie. À cause de l'expansion du territoire français, leur droit criminel et plusieurs pays sont obligés de changer leurs lois pour le moment.
Le XIXe siècle
Dans les pays ou la sodomie n'est plus un crime, les policiers arrêtent les hommes pour d'autres motifs comme l'indécence publique. Alors les homosexuels ont un sentiment de honte et ont peur de perdre leurs amis, leurs familles et leurs réputations. Ils sont isolés mentalement. La science médicale commence à s'intéresser à la sodomie. Pour pouvoir prouver qu'il y a eu sodomie lors d'enquête(1869).
Historique du mot lesbienne : Il est utilisé depuis le Xe siècle pour parler de l'histoire de Sapho. Sa première parution écrite est en 1730. Les femmes n'employaient pas ce mot pour se désigner, car à l'époque il s'agissait d'une insulte. Dans la littérature de voyage et médical on décrivait les lesbiennes comme des êtres exotiques, déviants, et la différence pouvait se voir sur leurs corps. Les termes : lesbiennes, Saphistes et tribades décrivaient les pratiques mais pas l'orientation.
Le clitoris et la tribade
Selon le modèle Galien, l'homme et la femme sont deux pôles opposés dont les hermaphrodites étaient le centre. Selon ce temps, les femmes avaient besoin d'être satisfaites sexuellement pour leur santé, sinon cela pouvait causer une chlorose (anémie débilitante) ou la mélancolie. De nombreux travaux de l'époque décrivaient le sexe entre femmes d'excitant et d'introduction au sexe hétérosexuel. Au XVIe siècle les médecins recommencent à étudier le corps des femmes surtout le clitoris qui selon eux était comme un pénis, qu'on pouvait pénétrer une autre femme avec celui-ci. Ce qui était rare mais pas inexistant. La tribade était associée aux hermaphrodites. Cela se mit à inquiéter les autorités sur la sexualité féminine. En Égypte on disait que certains organes génitaux féminins s'allongeaient tellement qu'il fallait les circoncir. Certaines histoires laissent entendre que le sexe entre femmes est significatif seulement s'il y a pénétration.
Des femmes sur le banc des accusés
Les relations entre femmes n'ont jamais été criminalisées ou prises avec sérieux. Particulièrement pendant la période moderne. Au XIXe, ils voulaient inclurent les femmes dans les actes sodomitiques, qui voulaient seulement dire relation sexuelle "contre nature". Certaines femmes se faisaient passer pour des hommes au point tel que leurs maitresses étaient persuadées qu'elles étaient des hommes. C'est dans ce temps là qu'est apparu le premier godemiché attachable. Quand il s'agissait de religieuses, on disait qu'elles étaient possédées par de anges.
Les maris féminins
Les mariages entre femmes étaient assez communs en ce temps là, mais ces femmes étaient considérées comme anormales, transgenres voir transsexuelles. Elles utilisaient cette masculinité pour réclamer des privilèges masculins. Les hommes avaient des cérémonies religieuses, publiques pour célébrer leurs amis intimes, les femmes moins de reconnaissance.
Les pratiques sexuelles et de genres dans les cultures indigènes
Les premières traces des pratiques homosexuelles aux Amériques, sont les écrits des conquistadors, des explorateurs et des missionnaires espagnol et portugais. Par exemple leurs textes doivent être pris avec du recul à cause des dogmes chrétiens qui régnaient à l'époque du XV et XVI siècle. Ils pouvaient aussi avec ces écrits justifier la colonisation. Dans certaines tribus indigènes ils étaient fiers de se livrer à la sodomie comme les Papoyans, par contre les chefs Inca et les villageois des Andes condamnaient l'homosexualité.
Les lois et les châtiments coloniaux
Lors de la conquête de l'Amérique, les pays colonisateurs promulguent les codes juridiques chrétiens qui souvent punissaient par la mort la sodomie. En autre le Portugal importa sa politique sur le sujet et mit au buché les hommes coupable de cette faute. Les puritains punissaient aussi les gens qui se travestissaient et ou qui vivaient comme des individus de l'autre sexe.
Les poursuites contre la sodomie aux premiers temps des États-Unis
Dans ce pays, ils étaient moins enclins à punir pour les actes homosexuels. Car les gens avaient droit à leur intimité. Dans ces années là (XVIIIe), une seule peine de mort à été enregistré pour sodomie et c'était en 1743.
La construction des identités homosexuelles
Au XIXe siècle le ''sodomite'' criminel devant Dieu laisse sa place à ''l'homosexuel'' criminel contre la société, ''malade'',''pervers'' et ''dégénéré''. Les théories médicales et psychiatriques donnent lieu à sa spécification. La littérature médicale, ne cesse de se contredire. Les médecins cherchent des preuves physiologiques de l'homosexualité. Au XIXe siècle l'homosexualité est définie comme une perversion qui peut être innée, donc qu'on ne pourrait pas poursuivre, ou acquise par séduction, prostitution et vice dans ce cas là elle devait être traitée. L'homosexualité masculine était souvent associée à la dégénérescence et à la criminalité. Alors que le lesbianisme est plus spécifique. Le sexologue Élis Havelock en parle dans son livre : "Sexual inversion". Selon lui, la vraie lesbienne est masculine alors que la lesbienne féminine a été séduite. Les médecins sont peu concernés par l'homosexualité féminine. À cette époque, la religion catholique pouvait servir de référence aux homosexuels, qui transformaient leurs pulsions en amitié passionnée et en extase religieux comme dans l'histoire du berger David et de son ami Jonathan. Il y a aussi l'auteure lesbienne Radclyffe Hall qui dans son livre "Le puits de la solitude" associe le lesbianisme aux martyrs célébrant la vertu de la compassion.
Pratiques, modes de vies et culture homosexuelle
Les années 1870 -1940 sont marquées par le militantisme homosexuel. Comme WHK en Allemagne(1897) qui travaillait à l'éducation publique et à vaincre les préjugés. En 1920 l'organisme BFM sert plus à promouvoir la culture homosexuelle. Les principaux lieux de rencontre homosexuels à cette époque étaient principalement à Paris et à Berlin. Dans les bains publiques, les bars, les clubs, les bals masqués, les quais de la seine et les champs Élysée. À Berlin la prostitution était omniprésente, en 1929 elle était à son apogée. Il y avait 22000 prostitués dans la ville.
Répression et contrôle social : discours et pratiques
À la fin du XIXe siècle, les positions sont divisées en ce qui concerne la législation sur l'homosexualité. D'un côté, les pays latins et catholiques comme la France, l'Italie, l'Espagne et le Portugal qui ont vécu sont le code pénal Napoléonien qui n'avait aucune législation en ce qui concerne l'homosexualité. De l'autre côté, il y a les pays germaniques, qui sont majoritairement protestants et orthodoxes, adoptent généralement une législation plus conservatrice, ils criminalisent les rapports homosexuels. Lors de la 2e guerre mondiale, tout ce qui concernait la culture homosexuelle à été fermé en Allemagne. Ils ont envoyé les gais dans les camps de concentration ou ils portaient le triangle rose, pour les hommes et le triangle noir pour les femmes. Ils étaient considérés comme des moins que rien. Ça ne les a pas empêché par contre de vivre des relations ou des amitiés particulières.
Les réseaux sociaux
Zurich, 1943 : 200 personnes sont abonnées au mensuel gai Der Kreis- Le cercle. Qui parle beaucoup des soins médicaux pour l'inversion sexuelle et sur les essais médicaux et scientifiques. Le traitement par inversion comportait des électrochocs, de l'hypnose et une exposition à des images érotiques.
L'homophobie de l'état
En 1948, la déclaration des droits universels de l'homme faite par les Nations Unies fait la promotion de l'égalité pour tous. En ce qui concerne la couleur, le sexe, la langue et la religion. Mais cette déclaration ne change pas les attitudes dans les communautés. Pour cette raison, un groupe de jeunes forment l'association Forbundet af 1948, plusieurs groupes les imitent. Ils ont pour but de combattre l'homophobie. Au milieu du XXe siècle les relations homosexuelles étaient considérées comme un délit et faisait l'objet de lourdes peines légales dans de nombreuses parties du monde.
Homophilie
Juste après la deuxième guerre mondiale, les groupes de pressions gay on commencé à s'engager publiquement avec pour objectif de lutter contre la discrimination. Dans les années 50-60, l'opinion était que l'homophobie était fréquente à cause du manque d'information sur le sujet. Les gays accordaient leurs priorités aux lois restrictives. Les organismes homophiles réussirent a créer un système de référence pour leurs membres et un cadre social pour ceux-ci. Des réunions, des dîners et œuvres de charités constituaient la plupart des leurs activités. Un groupe à Amsterdam faisait même des soirées dansantes et ouvrirent un bar en 1946.
Libération gay
Pendant l'été 69 le mouvement politique gay, le "gay liberation front" à été formé à New York. Cette année là en juin il y eût une grosse débarque policière dans un bar le ''Stonewall Inn'' qui déclencha une révolte qui était menée par des travestis qui dura plusieurs jours. Le GLF se constitua quelques jours plus tard. La descente à Stonewall est encore aujourd'hui un événement important pour les membres de la communauté homosexuelle.
L'activisme
Les groupes activistes commencèrent à se faire très présents dans les années 70. Ils remplacèrent les groupes politiques révolutionnaires qui commençaient a battre de l'aile. Les activistes étaient différents de ceux qui faisaient partie des mouvements de libération, d'au moins deux façons : les activistes se concentraient uniquement sur les gays et lesbiennes et leurs organisations étaient très bien structurées de plus ils savaient comment agir efficacement sur le système politique. Au cours des années qui séparaient les années 50 des années 80, les groupes hétéros et homos se sont rapprochés à cause de la consommation. Les occasions de rencontres se sont multipliées, des réformes légales ont diminués la discrimination faites aux homosexuels. Par contre les conflits entre les sphères sociales des communautés n'ont pas encore disparus même avec toutes ces années.
Le comité de la journée internationale contre l’homophobie du...
RAPPEL: Mardi le 8 mai 2012, nous allons au LAB, donc il n'y a pas de rencontre dans les locaux de...
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